Voici comment s’énoncent les premières lignes de la description d’un très récent livre intitulé Transnational Writing on Italy Self and Place in Contemporary Relocation Narratives, auteure Lynn Mastellotto, adaptation apparemment d’une thèse : Relocation narratives form a distinct subgenre of contemporary travel memoirs concerned with the experiences of travellers who become settlers in foreign locales and narrate their experience of cultural accommodation in serial autobiographical accounts. Le livre est inscrit dans une série intitulée Routledge Research in Travel Writing. En quoi la littérature d’installation ailleurs qu’un territoire d’origine constitue-t-elle un sous-genre de la littérature de voyage? Après combien d’années le voyage cesse-t-il? Après combien d’années le sujet de l’adaptation est-il éculé? En quoi l’adaptation quand le hors-solisme à version multiples est le fait commun de la présence au territoire, quand l’esprit lui est multi-territorialisé, constitue-il un thèm...
La perspective rend morose de ne pas passer au retour par Wakayama, de ne pas y performer des routines annuelles ou bi-annuelles plaisantes, mais surtout de ne pas pouvoir rencontrer le Professeur, qui justifie à chaque fois de faire un détour rituel par Wakayama, de performer ces passages traces-consuméristes hédonistes, un café à Shake Hands Coffee, un petit-déjeuner à Marina, et de prendre le train express qui secoue pas mal, comme si sollicitant à outrance les capacités techniques d’une voie sans doute ancienne, s’arrêtant malgré tout trop souvent à des gares toutes secondaires dans le but inavoué et lancinant comme la honte d’être contraint de procéder ainsi sur une ligne à voie unique pour laisser passer un tortillard, exposant ainsi malgré le nom zéfirien du convoi la promesse vide de vitesse et de crinière au vent alors qu’il ne s’agit que d’un convoi tout juste un peu plus fringant qu’un omnibus. Les trains n’ont pas de crinière certes, un défaut animalier. Un moment dans...